| L'Aconit
Napel et ses bienfaits |
L'Aconit
Napel :
(Aconitum napellus). Famille des Renonculacées. On l'appelle
souvent Capuchon, à cause de la forme de ses fleurs, ou encore
Pistolet, Coqueluchon, Casque-de-Jupiter, Char-de-Vénus.
C'est une plante des lieux ombragés et pierreux des régions
montagneuses, et particulièrement des lieux élevés
du Jura et de la Suisse. Mais on cultive les variétés
horticoles dans les jardins pour la beauté particulière
de leurs fleurs aux épis terminaux en forme de casque, généralement
bleues, mais parfois roses ou blanches. Ses feuilles vert sombre
sont très découpées et luisantes. La plante
est très dangereuse et toxique, puisque quelques grammes
de sa racine suffisent pour entraîner la mort.
Les Gaulois se servaient déjà de l'Aconit pour en
enduire leurs flèches. Afin que celles-ci soient encore plus
meurtrières, ils les taillaient dans du bois d'If, afin de
renforcer leur effet par la vertu magique de l'If, symbole de la
mort.
Poison violent, l'Aconit jouit de propriétés médicinales
que seuls médecin et pharmacien peuvent prescrire.
Bon sédatif de la douleur, l'Aconit est utilisé pour
calmer les névralgies du trijumeau, la sciatique, les tics
douloureux; c'est aussi un anticongestif préconisé
dans les bronchites, les congestions pulmonaires, l'asthme, la coqueluche,
les angines, la grippe.
D'autres espèces d'Aconit, aussi vénéneuses
que l'Aconit napel, ne sont pas officinales et ne sont donc pas
utilisées en médecine. Ce sont l'Aconit à
grandes fleurs et l'Aconit tue-loup européens,
l'Aconit féroce et l'Aconit hétérophylle,
vivant tous deux sur l'Himalaya.
L'Aconit
Anthore :
(Aconitum anthora) est parfois appelé Maclou. C'est une plante
des Alpes et des Pyrénées, dont les fleurs en casque
sont jaunes. Chose singulière, cet Aconit contient une substance,
l'anthorine, qui s'est révélée être précisément
un contrepoison des autres Aconits et des Renoncules (l'une d'elles
s'appelant Thora, l'Aconit anthore lui doit son nom). L'Aconit anthore,
appelé aussi parfois Aconit salutifère pour ses propriétés
antitoxiques, était utilisé autrefois contre les empoisonnements
dus aux Aconits et figurait au Codex de 1818. |