| Le
Fenouil et ses bienfaits |
Le
FENOUIL :
(Fœniculum dulce), Famille des Ombellifères.
C'est le Fenouil doux, qu'on appelle aussi parfois Fenouil officinal.
Cette plante aromatique, commune dans les lieux secs et les vignes,
surtout dans le Midi, est aussi cultivée dans les jardins
comme condiment. Ses feuilles, vert foncé, extrêmement
découpées en lanières capillaires, s'insèrent
sur la tige rameuse par une large gaine. Les petites fleurs, jaunes,
sont disposées en ombelles. Le fruit, vert jaunâtre,
est marqué de cinq côtes. Il dégage une odeur
fine et aromatique. On utilise la racine, les feuilles et les fruits.
Le Fenouil était employé par les Assyro-Babyloniens
pour calmer les maux d'estomac. Plus tard, on lui trouva des vertus
diurétiques et on le jugea bon contre la lithiase et les
douleurs vésicales. L'école de Salerne le considérait
comme un carminatif puissant. Jusqu'à notre époque,
l'usage populaire a continué à consacrer cette double
action, diurétique et carminative.
La racine est surtout réputée comme diurétique:
elle entre dans l'antique "sirop des cinq racines" , toujours
en usage. Elle lutte contre les rétentions d'eau de l'organisme,
quelles que soient leur origine et leur localisation : enflure des
chevilles, des pieds et des jambes, enflure du ventre, enflure des
paupières. Mais la racine est aussi apéritive et emménagogue.
.
Le fruit possède les vertus communes aux semences d'Ombellifères,
c'est-àdire qu'il est carminatif et galactogène; il
fait partie des "quatre semences chaudes", avec l'Anis,
la Coriandre et le Carvi. C'est aussi un excellent stimulant de
tout l'appareil digestif. Cadéac et Meunier ont démontré
qu'il suscite une excitation générale, avec augmentation
de la force motrice. Il favorise les contractions et active la sécrétion
des glandes du tube digestif, tout en luttant contre les flatulences
qui pourraient se produire. En cas de paresse de l'estomac, il faut
le préférer aux autres semences d'Ombellifères.
Les feuilles, en cataplasme, sont èmployées contre
les engorgements laiteux.
En utilisation interne:
La Provence connaît bien cette herbe aromatique qui parfume
délicieusement les poissons, les olives, les escargots. Semées
en fin hachis sur les plats de digestion difficile (Fèves,
Haricots), les feuilles aident agréablement à leur
assimilation.
La Provence connaît bien cette herbe aromatique qui parfume
délicieusement les poissons, les olives, les escargots. Semées
en fin hachis sur les plats de digestion difficile (Fèves,
Haricots), les feuilles aident agréablement à leur
assimilation.
En Décoction. 20 à 30 g de racine par litre d'eau,
comme diurétique ou apéritif.
Comme Infusion. 15 à 30 g de semences par litre d'eau bouillante.
Prendre une tasse après chaque repas. Mais on peut aussi
préparer un vin stimulant en faisant macérer 30 à
50 g de semences par litre. Consommer, au bout de 15 jours, un verre
à bordeaux au moment des grands repas.
En utilisation externe:
Pour résoudre l'engorgement des seins, appliquer soit un
cataplasme de feuilles broyées, soit des compresses imbibées
de décoction concentrée de feuilles.
Le Fenouil de Florence, ou
Fenouil sucré, est un légume surtout méridional,
mais qu'on commence à apprécier partout pour la délicatesse
de son goût d'Anis, très léger et fin. On utilise
le renflement formé au ras du sol par la base des pétioles
des feuilles; on le consomme soit cuit, soit cru en salade. Les
semences, plus grosses que celles du Fenouil officinal, possèdent
les mêmes propriétés. De saveur très
sucrée, on en fait des dragées qu'on déguste
comme friandise, mais qui sont aussi carminatives et, dit-on, antiphtisiques.
Le Fenouil marin (Crithmum maritimum)
est la Criste-Marine, qu'on appelle encore Perce-Pierre, CassePierre,
Passe-Pierre, Bacile.
Cette plante croît en abondance sur les écueils et
les rochers du bord de mer, et surtout de la côte atlantique.
Sa tige charnue. mesure de 30 à 60 cm, et ses racines, lorsqu'elles
rencontrent des fentes de rocher, s'y insinuent et peuvent atteindre
un développement considérable. Les feuilles sont grasses
et de teinte glauque. Les fleurs, blanchâtres, sont disposées
en ombelles.
Le fruit, à cinq côtes filiformes, est mûr en
août-septembre.
Connu des Anciens, le Perce-pierre fut étudié par
Lavini en 1820, puis par Borde, pharmacien à La Rochelle,
en 1909, et enfin par le professeur Delépine.
La plante est recherchée dans certaines contrées pour
préparer un vinaigre aromatique très estimé.
On mange les feuilles comme condiment, à la manière
des cornichons, pour donner appétit ou relever le goût
des viandes froides. On considère la décoction de
plantes comme diurétique et anthelminthique, mais c'est la
graine surtout qui est renommée pour tuer les vers.
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