| La
Pulmonaire et ses bienfaits |
La
Pulmonaire :
(Pulmonaria officinalis). Famille des Borraginacées, Ses
surnoms sont très nombreux: Grande Pulmonaire, Herbe aux
poumons, Herbe de cœur, Herbe de Tac, Sauge de Jérusalem,
Herbe au lait de Notre-Dame.
On rencontre dans les boqueteaux des sols calcaires et incultes
cette plante très caractéristique, facilement reconnaissable
à ses tiges velues et à ses larges feuilles ovales,
également velues, maculées de taches plus pâles,
et rappelant vaguement la coupe d'un poumon. Ses fleurs, réunies
en bouquet au sommet de chaque tige florifère, sont roses,
violettes ou bleuâtres et apparaissent en Mars - Avril.
On accordait beaucoup de foi, jadis, aux vertus pectorales de l'Herbe
aux poumons, qu'on recommandait comme expectorant dans le catarrhe
pulmonaire, la bronchite, les affections de poitrine. Ces effets
sont aujourd'hui contestés. Tous les vieux traités
de médecine portent trace d'un bouillon à base de
mou de veau, de feuilles de Pulmonaire, de Chou rouge, de Navet
et de Cresson, si renommé qu'il était censé
guérir même la phtisie.
Émolliente et adoucissante, on utilisait aussi la Pulmonaire
pour l'usage externe contre les engelures, les dartres, les blessures.
On en faisait des cataplasmes appliqués dans la région
du cœur contre les palpitations.
Elle n'est plus guère considérée de nos jours
que comme un sudorifique léger.
En utilisation interne:
- En décoction légère. 30 à 60 g de
feuilles par litre d'eau. Laisser bouillir 5 minutes et infuser
10 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
La Pulmonaire du Chêne est un Lichen, encore appelé
Lichen pulmonaire, Crapaudine, Herbe aux poumons. On lui accordait
jadis les propriétés béchiques, pectorales
et adoucissantes du Lichen, combinées avec les propriétés
astringentes du Chêne. Presque inusitée de nos jours,
la décoction se préparait avec 30 g de plante par
litre. On laissait bouillir doucement jusqu'à réduction
de moitié et on buvait dans les 24 heures.
|