| Remèdes
reconnus des plantes bienfaisantes |
BOUILLON AUX HERBES
Il s’obtient en faisant cuire 40 g d’Oseille, 20g de
laitue, 10g de Bette et 10g de Cerfeuil dans un litre d’eau.
Ajouter ensuite 2g de sel et 5g de beurre frais, puis passer. On
prend généralement ce bouillon après une purgation.
On lui ajoute parfois du poireau pour corser le goût.
BOUILLON DES LEGUMES
Il permet de soutenir les malades astreints à la diète
hydrique. On le donne aux nourrissons atteints de gastro-entérique,
en replacement des biberons. Il peut aussi servir à préparer
les bouillies de farines (une cuillère à café
de farine de Riz, d’Ogre ou d’Avoine cuite avec 100g
de bouillon).
La formule du Dr Mery comprend 60g de Pommes de terre, 45g de Carottes,
15g de Navets, 6g de Pois secs et 6g de Haricots secs, mis dans
un litre d’eau froide et bouillis durant quatre heures. Ajouter
ensuite 100g de sel, passer et compléter le volume du liquide
jusqu’à un litre.
CINQ RACINES
Elles sont à la fois apéritives et diurétiques,
et utilisées, par conséquent, pour les deux usages.
La tisane des cinq racines est un mélange à parts
égales de racines sèches de Fenouil, de Fragon petit
houx, d’Ache, d’Asperge et de Persil. Utiliser en infusion,
à raison de 20g par litre. Le sirop des cinq racines se prépare
en officine avec 100g de ce mélange de racines sèches
pour environ 2kg de sucre.
DIASCORDIUM
Antidiurétique d’une efficacité réelle,
ce remède avait été composé par Fracastor,
médecin vénitien, qui en donna la formule en 1546,
dans son traité des maladies contagieuses. Appelé
aussi électuaire opiacé astringent, le diascordium
du Codex était une préparation à peine différente,
composée d’extrait d’opium, de miel rosat, de
vin de liqueur et de mélange d’une dizaine de plantes
astringentes et aromatiques pulvérisées.
EAU D’ARCUBUSADE
Ce remède vulnéraire populaire d’usage interne
et externe porte aussi les noms d’alcoolat vulnéraire,
alcoolat de Labiées composé, esprit traumatique. Il
est préparé en officine par macération alcoolique
suivie de distillation de 17 plantes aromatiques.
EAU DE LA REINE HONGRIE
Ce fut le remède à la mode du temps de Mme de Sévigné,
laquelle se chargeait de sa réclame avec le bel enthousiasme
qu’elle montrait en toute chose. A base de Romarin, de Lavande
et de Menthe, ce n’était rien d’autre qu’une
composition aromatique, mais elle eut une vogue incroyable. Elle
avait, parait-il, guéri la reine de Hongrie, Isabelle, de
toutes ses infirmités et redonné à celle-ci,
qui s’en lavait aussi le visage, une telle beauté juvénile
qu’elle fut demandée en mariage à prés
de quatre-vingts ans. Mme de Sévigné disait de cette
eau miraculeuse : « Elle est divine, je m’en envier
tous les jours. C’est une folie comme le tabac. Je la trouve
bonne contre la tristesse. J’en suis folle, c’est le
soulagement de tous les chagrins. » Regrettons, dans ces conditions,
que la pharmacopée moderne, toujours à la recherche
d’ « euphorisants », n’ait pas retenu la
formule de la bonne eau de la reine de Hongrie.
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