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Faites
travailler vos méninges !!! |
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"Le
Très - Haut a fait produire à la terre des médicaments et l'Homme
sage ne doit pas les dédaigner" |
SALERNE
:
(Ecole de) école médicale qui jouit au moyen âge
d'une réputation considérable .Située prés
de Naples, cette école tomba en décadence dès
le XIIIe siècle et il ne restait guère d'elle
que le souvenir de l'illustre Régiment sanitatis. Il
fallut, en 1837, la découverte, dans la bibliothèque
de Breslau, d’un recueil manuscrit des principales œuvres
de Salerne par le Dr Henschel, professeur de médecine,
pour que nous connaissions les doctrines de cette école
dont la gloire fut immense. Il semble que l'ouvrage le plus
ancien de Salerne soit le Passionarium, d'un certain Warbod
Gariopontus, premier livre médical qui nous soit parvenu
depuis la fin de l'Antiquité .Ouvrage médiocre,
son seul intérêt réside dans l’emploi,
pour la premier fois dans l'histoire, de termes médicaux
latinisés au lieu de la terminologie grecque jusque-là
toujours employées. Le premier personnage qui donna à
Salerne son magnifique prestige fut Constantin l’Africain,
« le Maître de l’orient et l’occident
», né vers 1020 à Carthage et mort en 1087.
Syrien chrétien vraisemblablement, il débarqua
vers 1075 à Salerne, sans doute – dit la légende—à
la suite d’un naufrage .Peut-être vulgaire marchand
et non médecin, Constantin connaissait parfaitement le
latin et l’arabe. Bien que son apport personnel soit nul,
ses brillantes traductions des textes grecs (par l’intermédiaire
des traducteurs arabes du calife Mamoun) mettront, enfin, à
la disposition de l’Occident des textes exacts.
De plus, grâce à lui –et pour la première
fois--, la médecine arabe va influencer la médecine
occidentale. En cette fin du XIe siècle, éclate
aussi à Salerne la renommée de la famille des
Platearus, de l’illustre Trotula et d’autres femmes
médecins comme Abella, Calenda et Rebecca la juive, de
la famille des Cophon, et d’autre maitres tels Barthelomeus,
Afflacius ,Ferrarius, Monacus, Musandinus, Maurus, Bernard le
Provincial ,etc. Les écrits « anonymes »
,surtout ,ont fait la gloire de l’école de Salerne
,mais le plus renommé de ceux-ci fut sans conteste le
Regmen santatis Salernitanum, œuvre collective sans cesse
remaniée, qui restera cinq siècles durant la bible
des médecins( Arnaud de Villeneuve, élève
de Salerne, un des esprit les plus cultivés du XIIIe
siècle et qui vint ensuite professer à Montpellier,
fut le meilleur rapporteur de cet ouvrage ).Au point de vue
de la chirurgie ,le père de la chirurgie du Moyen âge
,grâce auquel cet art prit naissance ,dut aussi un Palermitain
:Roger de Salerne .C’est alors l’apogée de
l’école de Salerne ,dont le renom va durer jusqu’au
XIVe siecle, mais dont l’emprise sur les idees va cesser
à cette époque .Le grand mérite de Salerne
fut d’avoir organisé, pour la première fois
depuis l’Antiquité ,un véritable enseignement
de la médecine (avant Bologne et Montpellier),alors que
nul jusqu’alors ne se préoccupait de transmettre
le savoir : c’est d’ailleurs pour instaurer cet
enseignement que les maîtres écrivirent ,à
l’intention de leurs élèves ,leurs traités
de médecine et de chirurgie.
Apres qu’elle eut tant bien que mal survécu, c’est
Napoléon Ier qui donna son coup de grâce à
l’école de Salerne en la supprimant par un décret
du 29 novembre 1811.
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SERRES
(Olivier de) :
Fondateur de l’agronomie française, véritable
« père de l’agriculture », né
et mort dans son domaine du Pradel (Vivarais) [1539-1619].Objet
des préoccupations d’une France épuisée
par la guerre civile, l’agriculture, sous le règne
d’Henri IV, eut Sully comme théoricien et Olivier
de Serres comme praticien. Il introduisit de nombreuses cultures
nouvelles en France, dont celle du Mûrier, et surtout,
remplaça l’ancien système des jachères
par celui de l’alternance des cultures. Son œuvre
immense est résumée dans son admirable Théâtre
d’agriculture et mésange des champs, dont tout
un chapitre peut être considéré comme un
veritable bréviaire de médecine et de pharmacie
à l’usage des familles.
Le jardin du Padel, était une merveille où, à
cote du (Bouquetier) du « verger » et du «
potager », Olivier de Serres avait aussi crée un
remarquable « Jardin médicinale » en s’inspirant
du jardin botanique de Montpellier. Dans ce monde du XVIIe siècle
pratiquement dénue de médecins, il remplissait,
avec le plus absolue dévouement, ce rôle d’
« amateur éclaire » réserve alors
en seules personnes ayant quelque naissances livresques, c’est-à-dire
les châtelains et les curées.
Très humain et désintéressé, il
avait à cœur d’être le bienfaiteur des
pauvres ,en le soignant et en soulageant leur misères
,secondé admirablement en cela par son épouse
Marguerite et ses filles Bonne, Marie, et Isabeau, qui , de
leurs mains , cueillaient les simples, les préparaient
et en confectionnaient des remèdes.
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SEVIGNE
(marquise de) :
Née à Paris, morte à Grignan (1626-1696),
connue surtout par ses admirables Lettres adressées à
sa fille, Mme de Grignan. Héritière des châtelaines
du Moyen Age, qui cueillaient les simples et les préparaient
de leurs domaines, Mme de Sévigné fit preuve d’une
véritable vocation médicale, dans un siècle
où les grandes dames n’avaient en tête que
les préoccupations frivoles, tandis que les médecins
ne brillaient guère par leur savoir .Plusieurs causes
sont à l’origine de la vocation de cette charmante
femme, à la fois médecin et apothicaire sans en
avoir les titres : de santé déficiente, il était
normal qu’elle s’intéressa aux maladies et
à leurs remèdes ;aimant la nature, elle apprit
ainsi à connaitre les simples ;ses terres de Bretagne
lui procuraient amplement toutes les herbes nécessaires
(et les plantes ,d’ailleurs, étaient bien connues
et utilisées dans cette région, où survivait
un peu du savoir hérité des druides).Fagon, médecin
du roi, avait d’autre part ,complété les
connaissances de la marquise par de judicieux conseils. Il est
certain aussi que cette femme lettrée n’avait pas
été sans s’inspirer des traités des
auteurs anciens du Moyen âge et de la Renaissance , ainsi
que des innombrables traités de l’époque
sur l’art de querir .Médecin bénévole,
elle prodigua ses conseils à toutes ses amies et ,évidement,
à sa famille, sans oublier ses fermiers et ses domestiques.
Elle ne partait d’ailleurs jamais de Bretagne sans avoir
renouvelé sa provision de plantes médicinales
cueillies par ses soins.
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| SOINS
(Auguste) :
Médecin de campagne et botaniste du XIXe siècle
qui mit au point le traitement de la rétention d’urine
et du rhumatisme par l’Alkékenge. Humaniste doué
d’une personnalité fort originale, c’est
le Dr Soins qui baptisa vers 1865 la « médecine
par les plantes » du nom de Phytothérapie, employé
depuis lors (du grec phuton, plante, et therapeia, cure, guérison).Il
avait proposé auparavant le terme de botaniâtrie
, qui n’a pas été retenu. |
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| STÖRCK
(Anton) :
Médecin toxicologue viennois du XVIIIe siècle,
qui s’intéressa plus particulièrement aux
plantes réputées vénéneuses. C’est
ainsi qu’il étudia la jusquiame dans l’épilepsie
et les maladies nerveuses, la Stramoine dans les troubles mentaux,
le Colchique dans la goutte. Vraiment dévoué à
la science, Störck n’hésitait pas à
expérimenter sur lui-même ses différentes
drogues. |
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| SYDENHAM
(Thomas) :
Célèbre médecin anglais, né à
Winford Eagle, mort à Londres (1624-1689).Il se mit au
point la formule du laudanum, médicament liquide à
base d’opium. |
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