| Les
racines de la phytothérapie. |
Le
premier texte jamais écrit sur la médecine par les
plantes est en argile. Il regroupe une série de tablettes
gravées en caractères cunéiformes et ses auteurs,
les Sumériens, le rédigèrent il y a quelque
3000 ans avant J-C. Ainsi commence l’histoire officielle de
la Phytothérapie, bien que l’on sache qu’en réalité,
l’homme utilisa très tôt les plantes tout autant
pour se nourrir que pour se soigner. Depuis, des savants de la Haute
Egypte aux druides mythiques de nos forêts gauloises, des
médecins chinois d’il y a 5 millénaires aux
grand scientifiques du 18ème siècle, l’homme
n’a cessé de poursuivre sa quête vers la connaissance
des plantes, leurs secrets et leurs vertus bénéfiques.
Aujourd’hui, les progrès de la science sont tels que
de nouveaux horizons s’ouvrent pour la Phytothérapie.
Nouvelles méthodes scientifiques de pointe pour connaître
les principes actifs des plantes, découverte de nouvelles
propriétés, nouvelles formes d’utilisation plus
pratiques, conçues pour s’adapter aux besoins de la
vie actuelle. Désormais, les remèdes sont devenus
d’authentiques médicaments et l’empirisme ancestral
ont fait place à la science du XXIème siècle.
On
oppose souvent les médicaments « classiques »,
« chimiques » à la Phytothérapie. Il y
a pourtant une place pour chacune d’elle dans l’arsenal
thérapeutique dont nous disposons aujourd’hui. S’il
est vrai que la pharmacie « classique » a occupé
pendant près d’un siècle le devant de la scène,
du fait des excellents résultats qu’elle a permis d’obtenir
dans de nombreux domaines, elle a pourtant peu à peu laissé
apparaître des effets secondaires indésirables, parfois
même néfaste qui incitent aujourd’hui à
la prudence. Voilà pourquoi, nous pourrions parler de deux
types de médicaments. Les médicaments « de maladie
» dont l’action rapide et puissante doit aider à
guérir d’une forte affection momentanée et les
médicaments « de santé », fruits de la
Phytothérapie. Leur rôle : proposer des traitements
de fond dont l’action plus douce vous aidera à prévenir
les maladies et à traiter des problèmes chroniques
tels que l’Arthrose ou l’insomnie, par exemple. Pour
cela, la Phytothérapie agit en profondeur, sans agresser
l’organisme et en stimulant ses défenses plutôt
que de se substituer à elles. Résultat : une action
plus efficace, durable et surtout dépourvue d’effets
secondaires.
Si
la médecine par les plantes connaît un engouement extraordinaire
à travers le monde, il est impossible de ne voir là
qu’un phénomène de mode. Bien sûr, notre
époque est profondément marquée par la recherche
d’une vie plus saine, d’un retour à la nature,
aux valeurs essentielles. Mais le succès de la Phytothérapie
s’explique avant tout par le niveau de maîtrise technique
et scientifique que l’on atteint désormais dans ce
domaine. L’agronomie, la chimie, la pharmacologie ont permis,
en progressant, de mettre au point des formules thérapeutiques
plus sûres, plus adaptées, plus efficaces. Par son
action en douceur et en profondeur, la Phytothérapie apparaît
d’autre part comme la réponse idéale aux «
maladies du siècle » qui caractérisent nos sociétés,
comme le stress, la perte du sommeil ou la prise de poids.
C’est
en 1986 que la Phytothérapie a été officiellement
reconnue par le ministère de la santé comme une médecine
à part entière, la science ayant pu analyser avec
précision les principes actifs majeurs contenus dans les
plantes et faire définitivement la preuve de leur efficacité
réelle à travers de nombreuses études cliniques.
Cette reconnaissance, c’est un peu la réconciliation
de la nature et de la tradition, des principes essentiels et des
traditions millénaires avec les techniques scientifiques
les plus avancées. Preuve incontestable de leur efficacité,
les médicaments recommandés en Phytothérapie
sont tous titrés en principes actifs, ce qui signifie, en
d’autres termes, qu’ils contiennent en concentration
plus ou moins forte, mais toujours connue, des substances actives.
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